Retour sur la journée de test et de démonstration en dynamic et freestyle

Le 1er mars, la FFP souhaite continuer à porter le flambeau et à travailler sur le vol en soufflerie, discipline encore très jeune, et à faire partager l’expérience vécue depuis le début du lancement du projet, avec les partenaires, les soutiens des fédérations étrangères, les souffleries. Les travaux avec la Fédération Aéronautique Internationale vont naturellement se poursuivre.

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Insolite : une robe de mariée en toile de parachute de 1944 offerte au Musée du Débarquement !

75 ans après, une jolie robe de mariée réalisée en toile de parachute américain refait surface au Musée du Débarquement d’Utah Beach.

Sylviane Vautier et Brigitte Bocassili, filles d’une certaine Marguerite Dubosq, ont fait le déplacement jusqu’à Utah Beach pour offrir au musée une robe de mariée ayant appartenu à leur maman.

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Retour en vidéo sur la journée de test du VR4 format Olympique (FFP)

Après avoir déposé sa candidature auprès du Comité d’Organisation des Jeux Olympiques, pour proposer que le vol en soufflerie intègre le programme des épreuves additionnelles des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, la FFP organisait le jeudi 29 novembre 2018 à iFLY Paris à la Villette, une compétition de Vol Relatif à 4, sur un format qui pourrait être celui présent aux Jeux Olympiques.

Source FFP

Parachute sportif

Contrairement à l’idée largement répandue dans le grand public, les parachutes servant au parachutisme sportif, par opposition au parachutisme militaire, ne sont plus des parachutes de type hémisphériques (conçus pour le largage en masse de troupes militaires aéroportées et ayant une capacité de manœuvre très limités) mais des « ailes », ayant une vitesse horizontale, pouvant se diriger, mais ne pouvant pas reprendre de l’altitude comme un parapente. Cette capacité de vol d’une voile de parachute permet au parachutiste de se poser debout sur ses pieds et sans choc lorsque la manœuvre d’atterrissage est correctement effectuée.

Un parachute sportif se compose :

  • d’un sac-harnais : c’est à la fois un sac qui contient les voiles (principale et de secours) et un harnais dans lequel prend place le parachutiste ;
  • de deux voiles, une voilure principale et une voilure de secours qui sont reliées aux élévateurs par les suspentes, les élévateurs de secours font partie intégrante du harnais et les élévateurs principaux sont reliés au sac-harnais par un système de libération dit système trois anneaux. Ce système permet de désolidariser la voilure principale du harnais pour permettre l’épanouissement de la voilure de secours en cas de besoin sans qu’elle n’interfère avec la voile principale ;
    1. la voilure dite « principale » est celle que le parachutiste ouvre normalement. Elle se situe dans la partie basse du sac-harnais et est pliée par le parachutiste lui-même ou par un plieur, après chaque saut ; sa surface est comprise entre 7 et 30 m2 suivant l’expérience et le gabarit du sautant.
    2. la voilure de secours est une deuxième voile, utilisée en cas de défaillance ou de non ouverture de la voile principale. La voilure de secours doit être pliée par un plieur qualifié, car le pliage est très minutieux et technique, et doit être fait avec le plus grand soin.
  • d’un déclencheur de sécurité (obligatoire dans certains pays comme la France) dont le but est d’ouvrir automatiquement le parachute de secours dans le cas où le parachutiste serait encore en chute à une altitude donnée. Pour ce faire, le déclencheur mesure la vitesse de descente et l’altitude, grâce à un système de vario-baromètre mécanique (système FXC) ou électronique (système ArgusCypres ou Vigil).

L’ouverture de la voile principale se fait souvent à l’aide d’un extracteur, que le parachutiste place dans le vent relatif produit par sa chute ; il s’agit d’un petit parachute qui se gonfle dès que le parachutiste le lâche, car il le tient par son sommet. Dès lors, l’extracteur retire l’aiguille de fermeture du sac-harnais qui s’ouvre et extrait le POD (nom du sac de déploiement contenant le parachute). Les suspentes se mettent en tension et sortent des élastiques qui les solidarisent au POD et le ferment. Ce dernier s’ouvre donc et libère la voile qui se gonfle progressivement. Pour que l’ouverture de la voile ne soit pas trop violente un glisseur temporise son ouverture en limitant la quantité d’air qui arrive sous la voile. L’ouverture complète d’une voile principale se fait entre 2 et 4 secondes.

Invention du parachute moderne

Invention du parachute moderne

Skydiving France

Fin 1796, André-Jacques Garnerin réussit le parachutage d’un chien à partir d’un ballon. Il met alors au point un dispositif composé seulement de toile. Avec lui, il s’élance avec succès le 22 octobre 1797 depuis un ballon situé à 915 mètres au-dessus du Tivoli de Paris. Son parachute initial, comme l’engin de Louis-Sébastien Lenormand, oscille dangereusement, problème qu’il résout grâce à l’invention de la tuyère centrale. L’engin comporte une coupole et une nacelle accrochés au ballon gonflé à l’hydrogène. Arrivé à bonne altitude, les cordes qui le retiennent au ballon sont coupées et la nacelle redescend vers le sol retenue par le parachute ouvert au-dessus d’elle.

Différentes améliorations sont ensuite apportées au parachute : en 1887, l’Américain Tom Baldwin remplace la lourde nacelle par un simple harnais. Charles Broadwick place le parachute plié dans un sac à dos lacé et en 1908, introduit la tirette d’ouverture automatique. Le 1 mars 1912 a lieu le premier saut en parachute depuis un avion, effectué par un AméricainAlbert Berry au-dessus de Saint-Louis (Missouri) ; son engin, lourd et encombrant, s’est accroché au train d’atterrissage de son avion. Par chance, il atterrit entier. À la même époque la tentative de Franz Reichelt de créer un costume-parachute se solde par la mort de son auteur.

En 1912 le slovaque Štefan Banič invente un parachute en forme de parapluie, et fait don de son brevet ( 1108484) à l’armée américaine en 1914.

En 1913, l’Allemand Otto Heinecke met au point le parachute plié et empaqueté avec ouverture automatique à l’éjection de l’avion. Le 21 juin 1913 l’américaine Tiny Broadwick effectue le premier saut réalisé par une femme. Le 19 août 1913, le FrançaisAdolphe Pégoud, au départ de l’aérodrome Borel à Châteaufort dans les Yvelines, saute de son avion Blériot sacrifié pour l’occasion à 250 mètres du sol. Il heurte avec son épaule l’empennage de son avion et termina sa chute dans un arbre (voir : débuts de l’aviation dans les Yvelines). Le 13 février 1914, à Juvisy, le lieutenantaviateur Jean Ors saute en parachute d’une hauteur de trois cents mètres depuis un Deperdussin piloté par Lemoine et atterrit sain et sauf. Au cours de la Première Guerre mondiale, le parachute de secours n’est en usage que sur les ballons d’observation. Constant Duclos réalise le deuxième saut militaire, après celui du lieutenant Ors, le 17 novembre 1915. Les équipages partageant sans rémission le sort de leur avion ou dirigeable désemparé ; seul l’empire allemand en équipe ses pilotes, et seulement à partir de 1918. Outre des considérations d’ordre psychologique – il a même été écrit que certains état-majors avaient peur que les pilotes n’abandonnent un peu trop vite leurs avions en cas de danger –, ce retard est avant tout dû au fait que le parachute représente encore un poids significatif pour les appareils de l’époque, légers et de faible puissance, et une gêne pour l’équipage. Du côté allemand, les réticences officielles sont balayées au début de 1918 et le parachute allemand de type Heinecke sauve la vie de nombreux pilotes dont Hermann Göring.

Le parachutisme militaire est une idée qui ne peut être mise en œuvre qu’à partir du moment où des avions gros porteurs sont disponibles. Les expérimentations pendant les années 1930, notamment par les Allemands et les Russes (lesquels tentent même des largages à très basse altitude sans parachute, en comptant sur la neige comme amortisseur…), débouchent au cours de la Seconde Guerre mondiale sur des opérations militaires ambitieuses (invasion de la Crète par les Allemands, débarquement allié en Normandie puis tentative de percée en Hollande), souvent très coûteuses pour les « paras ». À cette époque on voit la naissance du largage aérien, où des charges avec parachute sont lancées d’un avion pour ravitailler les troupes au sol. Après la Seconde Guerre mondiale, le parachutisme sportif commence à se développer dans la foulée du parachutisme militaire, mais rapidement les parachutes utilisés et les pratiques s’adaptent à un usage sensiblement différent (les paras militaires sont largués à faible altitude, avec un grand poids en matériel, et avec un dispositif d’ouverture automatique ; les sportifs se lancent à plus haute altitude, font des figures à plusieurs, commandent eux-mêmes l’ouverture du parachute, visent un point très précis etc.). Dans les années 1980, pour cet usage, le parachute classique commence à laisser la place à la voile rectangulaire (développée dans les années 1970, comme les parapentes) et le vocabulaire s’adapte : on distingue le « parachute rond » (le classique) et les « ailes ».

En 1959 et 1960, Joseph Kittinger effectue une série de quatre sauts dans le cadre du projet Excelsior. Le dernier saut, effectué le 16 août 1960, enregistra quatre records simultanés ; le saut en parachute le plus haut (il saute d’une altitude de 31 300 mètres), la plus haute ascension en ballon, la plus longue chute libre (4 minutes et demie), et la plus grande vitesse atteinte par un être humain dans l’atmosphère (avec une pointe de vitesse de 988 ).

Actuellement, seuls les militaires restent fidèles à la forme ronde, et encore seulement pour les largages de paras en groupe et en « automatique », mais dans tous les autres cas, l’aile s’est imposée progressivement. La forme ronde, initialement conservée pour l’initiation et les parachutes de secours, a maintenant cédé sa place même pour ces usages. Ceci, grâce à la maniabilité et à la possibilité de mieux piloter l’engin, de contrôler sa vitesse horizontale ou verticale (on peut tomber comme une pierre puis se poser à vitesse quasiment nulle), de faire des figures. Des ailes peuvent supporter sans problème le poids de deux personnes, avec des harnais biplaces, utilisés en initiation. Il n’y a pas de parachutes de secours dans les avions de lignes et de tourisme, que ce soit pour les passagers ou pour l’équipage. Il peut y en avoir dans les avions militaires, les planeurs et les avions de voltige.

Préliminaires anciens

météo
Lundi
17° 
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La pluie:3.3mm
Humidité:82%
Pression:1021mb
Sunrise/Sunset
07:46h/20:37h

18:45h/07:06h
Mardi
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7 m/s
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Sunrise/Sunset
07:44h/20:38h

20:00h/07:40h
Mercredi
15° 
8 m/s
La pluie:0.0mm
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Pression:1023mb
Sunrise/Sunset
07:43h/20:39h

21:15h/08:13h
Jeudi
11° 
6 m/s
La pluie:0.0mm
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Pression:1022mb
Sunrise/Sunset
07:41h/20:40h

22:29h/08:47h
Vendredi
13° 
7 m/s
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Pression:1021mb
Sunrise/Sunset
07:40h/20:40h

23:43h/09:24h
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Préliminaires anciens

Skydiving France

L’antiquité et la culture chinoise et arabe mentionnent des cas de sauts, en général à partir d’une tour, freiné à l’aide de dispositif ad hoc (cerf-volant, toile soutenue par des armatures, etc.). Au  millénaire , un empereur de la dynastie Xia parvient à sauter hors d’une grange en feu en tenant à bout de bras deux parasols.

En 852, Ibn Firnas, décide de voler en se lançant depuis la grande mosquée de Cordoue à l’aide d’un énorme manteau pour amortir sa chute. En 880, à l’âge de 70 ans, il se fait confectionner des ailes de bois recouvertes d’un habit de soie qu’il avait garni de plumes de rapaces. Il se lance d’une tour surplombant une vallée, et, même si l’atterrissage est mauvais (il s’est fracturé deux côtes), il resta dans les airs un certain temps en vol plané. Il fut observé par une foule qu’il avait par avance invitée. L’historien du xvii siècle, Al Maqqari, qui rapporte cette histoire, attribue son échec à l’absence d’une queue à son appareil. Léonard de Vinci suivit une approche semblable et rajouta une queue, mais le système imaginé n’avait vraiment pas assez de surface de sustentation pour fonctionner correctement et il faudra attendre Ader ou les premiers planeurs du xix siècle comme ceux d’Otto Lilienthal pour voir ce concept hérité de la légende d’Icare véritablement fonctionner.

Le Gascon envolé, estampe.

On rapporte qu’à l’époque de la Renaissance, l’ingénieur croate Fausto Veranzio (Faust Verančić) réussit un saut depuis l’une des tours de Venise. Léonard de Vinci dessine lui aussi une première ébauche de parachute. Newton à la fin du  siècle donne une explication théorique au comportement des corps pesants et de la résistance de l’air mais n’en tire aucune conclusion pratique. En l’an 2000, l’Anglais Adrian Nicholas teste le modèle de Vinci (7 mètres de côtés) avec des matériaux de la Renaissance. Ce parachute de bois et de toile pesant tout de même 85 , la fin de la chute s’effectue avec un parachute moderne. Quelques années plus tard, un Suisse refait l’expérience, mais avec une version modifiée, avec des matériaux d’aujourd’hui, le 26 avril 2008. Mais l’histoire du parachute n’a pu véritablement commencer qu’à partir du développement d’aéronefs fonctionnels ; montgolfière d’abord, puis avions. Le parachutage de petits animaux est expérimenté dans les années 1780 par des physiciens comme Jean-Pierre Blanchard et Louis-Sébastien Lenormand. Ce dernier invente le terme « parachute », par analogie avec le « parasol » auquel ressemble son engin, qu’il utilise pour sauter de l’observatoire de Montpellier le 26 décembre 1783. Son engin est muni de fortes armatures de bois.

Joseph Kittinger

Joseph William Kittinger II (né le 27juillet1928 à Tampa en Floride), pilote de l’US Air Force, devenu célèbre pour sa participation au projet Excelsior, au cours duquel il établit le record du plus haut saut en parachute(record qu’il détiendra 52 ans durant).

Projet Excelsior

Assigné aux Laboratoires de recherche médicale aéronautique (Aerospace Medical Research Laboratories) de Wright-Patterson (DaytonOhio) pour le projet Excelsior (en latin : « toujours plus haut ») il effectua une série de trois sauts en combinaison pressurisée, à partir d’un ballon gonflé à l’hélium.

Le premier, à partir d’une altitude de 23 287 mètres, en novembre 1959, lui fut presque fatal quand un dysfonctionnement de son équipement le plongea dans l’inconscience. Il ne dut la vie sauve qu’à l’ouverture automatique de son parachute. Lors de l’ouverture en catastrophe de celui-ci, cela lui fit battre de façon bien involontaire le record de l’accélération supportée par un être humain, soit 22 g.

Trois semaines plus tard, il effectue un nouveau saut à 22 769 mètres.

Puis, le 16 août 1960, il saute d’une altitude de 31 300 mètres, effectuant une chute libre de 4 minutes et demie (il ouvrit son parachute à 5 500 mètres) avec une pointe de vitesse de 988 km/h. Il battit ainsi simultanément 4 records : la plus haute ascension en ballon, le saut en parachute le plus haut, la plus longue chute libre et la plus grande vitesse atteinte par un être humain dans l’atmosphère. La plupart de ces records ne seront battus que 52 ans plus tard par Félix Baumgartner avec un saut à 39 045 mètres d’altitude le 14 octobre 2012.

Selon Joseph Kittinger, il aurait franchi le mur du son lors de ce dernier saut. Cela n’est pas formellement établi, mais les différentes mesures effectuées alors varient de 988 à 994 km/h, soit plus de mach 0,9.

Première traversée en solitaire de l’Atlantique en ballon à gaz

Le 18septembre1984, Kittinger, surnommé « l’homme d’acier », achève au bout de quatre jours et quatre nuits de voyage la première traversée en solitaire de l’Océan Atlantique en ballon à gaz. Parti de Caribou dans l’État du Maine, il survole à 5 000 m d’altitude l’Océan Atlantique et le sud de la France, avant de se poser à Savone, dans le nord de l’Italie. Son atterrissage est difficile : il se brise la cheville ; mais son pari est gagné. Il avoue aux journalistes avoir réalisé un rêve d’enfant, à bord du « Ballon de la Paix », une opération du promoteur canadien Gaëtan Croteau.

SurnomRed
Naissance27 juillet 1928 (90 ans)
Tampa ( États-Unis)
Allégeance États-Unis
ArmeUnited States Air Force
Gradecolonel
Années de service1950-1978
Faits d’armesGuerre du Viêt Nam
DistinctionsSilver Star (2)
Legion of Merit (2)
Distinguished Flying Cross(6)
Bronze Star (3)
Purple Heart (2)
Meritorious Service Medal
Air Medal (24)
Prisoner of War Medal